du Mercredi 7 au samedi 10 octobre 2026

Voyage d’étude AFDU à Oslo – Ils ont réinventé une capitale. On vous emmène les rencontrer.

En un peu plus de vingt-cinq ans, Oslo a réussi quelque chose que peu de villes peuvent revendiquer : se réinventer entièrement, quartier après quartier, sans perdre ni sa cohérence ni son identité. Des kilomètres de promenade publique arrachés aux anciennes infrastructures portuaires, une nouvelle skyline sur le fjord, des équipements culturels devenus références mondiales — et un cap climatique d’une ambition vertigineuse : –95 % d’émissions d’ici 2030. Oslo est un cas d’école. Ce voyage vous y donne accès de l’intérieur.

Le dossier complet du voyage est disponible en téléchargement.

Prix (à partir de) : Adhérent 2 525 €, Plein tarif 3 120 € – Plus d’informations contact@afdu.fr

Un laboratoire urbain à ciel ouvert

Oslo ne ressemble à aucune autre capitale européenne. Longtemps tournée vers son arrière-pays, la ville a opéré dans les années 1990 un virage radical : enfouir les autoroutes, libérer le fjord, reconquérir des kilomètres de berges industrielles pour les rendre aux habitants. Le projet Fjordbyen — la « ville-fjord » — a tout changé.

Depuis, les quartiers se sont métamorphosés l’un après l’autre : Aker Brygge, Tjuvholmen, Bjørvika, Barcode, Sørenga, Vulkan, Nydalen, Fornebu. Chacun raconte une stratégie, un arbitrage, une façon d’articuler acteurs publics et privés, densité et qualité de vie. Ensemble, ils forment l’une des transformations urbaines les plus cohérentes et les plus documentées d’Europe — et l’un des terrains d’apprentissage les plus riches qui soit pour un professionnel de l’urbain.

Jour 1 — Mercredi 7 octobre : lire la ville avant de la parcourir

Tout commence sur l’eau. Dès l’après-midi du premier jour, le groupe embarque à bord d’un bateau privatisé pour un tour panoramique de l’Oslofjord. Ce n’est pas une croisière touristique — c’est la meilleure introduction possible à la compréhension d’Oslo.

Depuis le fjord, la ville se donne à lire d’une façon unique. On perçoit d’un seul regard ce que les cartes ne montrent pas : l’ampleur de la reconquête du front de mer, la cohérence des morphologies urbaines, la succession des quartiers qui se sont construits les uns après les autres en tournant le dos aux anciennes infrastructures portuaires. Aker Brygge, Tjuvholmen, Sørenga, Bjørvika, la skyline de Barcode — tout s’ordonne, tout fait sens depuis l’eau.

À bord, nos intervenants retracent l’histoire longue de la ville : Oslo médiévale organisée autour de la forteresse d’Akershus, la refondation sous Christian IV, puis le tournant décisif de la fin du XXe siècle avec le projet Fjordbyen. Ils détaillent les choix politiques, urbains et techniques qui ont permis de transformer un centre longtemps fragmenté par les infrastructures en une ville ouverte, continue, accessible à tous. En une heure et demie, vous avez les clés de lecture pour comprendre tout ce que vous allez voir dans les trois jours suivants.

En milieu d’après-midi, le groupe rejoint à pied la mairie d’Oslo — en traversant les grands espaces publics du centre-ville et les liaisons piétonnes qui reconnectent la ville à son fjord. Un accueil institutionnel est organisé avec les élus qui ont porté les grandes décisions : échanges sur les politiques climatiques, le cap 2030, les mobilités durables, la gouvernance portuaire. Pål Anders Dramstad, président du comité de développement urbain et francophone, est notre interlocuteur privilégié.

En soirée, le voyage bascule vers un autre regard. Le groupe monte vers les hauteurs boisées d’Holmenkollen, aux portes de la forêt qui entoure Oslo au nord. Dîner d’ouverture au Frognerseteren — une maison en bois perchée sur les hauteurs, typiquement norvégienne, avec des vues plongeantes spectaculaires sur la ville et le fjord en contrebas.

Ce double regard — Oslo depuis l’eau l’après-midi, Oslo depuis la forêt le soir — n’est pas un hasard de programme. C’est une mise en condition délibérée. Vous voyez la ville dans ses deux dimensions fondamentales, celles qui la définissent géographiquement et culturellement : la mer et la forêt, le fjord et le marka. Vous comprenez, physiquement, ce qu’est Oslo avant même d’y poser le pied dans la rue.

Jour 2 — Jeudi 8 octobre : architecture contemporaine, front de mer et diplomatie urbaine

La journée s’ouvre dans les studios de l’agence Snøhetta, l’une des agences d’architecture les plus influentes au monde. Oliver Page, directeur parisien de l’agence, et Frank Foray, chef de projet sur l’Opéra d’Oslo, nous reçoivent pour partager la philosophie de l’agence : une approche transdisciplinaire mêlant architecture, paysage, urbanisme et design, et une conviction profonde que les grands bâtiments doivent d’abord être des espaces publics. La discussion permet de revenir sur plusieurs projets emblématiques — à Oslo et à l’international — et de comprendre de l’intérieur ce que signifie concevoir une architecture qui appartient à tous.

La visite se prolonge naturellement par celle de l’Opéra d’Oslo, chef-d’œuvre de Snøhetta posé au bord du fjord comme un paysage habitable. Ses toits inclinés, accessibles à tous, illustrent mieux que n’importe quel discours ce que peut être une architecture généreuse et structurante pour un quartier entier. Déjeuner à la Brasserie de l’Opéra, avec vue directe sur le fjord et les nouveaux quartiers du front de mer.

L’après-midi est consacrée à un grand parcours urbain dans les quartiers de Bjørvika, Barcode et Vannkunsten, en compagnie des acteurs qui les ont construits. Lars Holm, CEO d’Oslo Utvikling — le plus grand développeur urbain de la zone — et Jørgen Fremstad, directeur des projets chez Braathen Eiendom, décryptent les mécanismes qui ont rendu possible cette transformation : programmation des rez-de-chaussée, coproduction des espaces publics, articulation entre acteurs publics et privés. Geir Haaversen, de l’agence A-LAB, présente le plan directeur de la zone.

Le groupe se déplace ensuite vers Aker Brygge et Tjuvholmen — le premier segment du projet Fjordbyen à avoir été achevé, pionnier de toute la reconquête du front de mer. Gaute Grønmo, CEO de Niels Torp Arkitekter, guide la visite de ce quartier : 400 logements, 7 000 emplois, une promenade piétonne en lien direct avec le fjord. La visite se prolonge à Tjuvholmen, extension contemporaine où se mêlent logements, bureaux, galeries et équipements culturels.

Jour 3 — Vendredi 9 octobre : quartiers productifs, grands projets et aventure collective

La troisième journée s’éloigne du front de mer pour explorer d’autres facettes du modèle urbain d’Oslo — ses quartiers productifs, ses grandes reconversions, ses projets en devenir.

La matinée commence à Vulkan, ancien site industriel devenu l’un des quartiers les plus vivants d’Oslo. Frode Malmo, d’Aspelin Reitan, le promoteur du projet, et Øystein Sjøstrand, de LPO Arkitekter, auteur du plan directeur du quartier, expliquent comment ce territoire a été réinventé en associant activités productives, bureaux, équipements culturels, restauration, logements et espaces publics. Vulkan illustre la capacité d’Oslo à faire cohabiter production, vie urbaine et innovation dans des tissus centraux — et à réutiliser le bâti existant plutôt que de tout raser.

Le groupe se déplace ensuite vers Nydalen, autre ancien quartier industriel profondément transformé en pôle urbain complet. Øystein Thorup, PDG d’Avantor, qui a conduit cette reconversion sur plusieurs décennies, raconte comment un territoire autrefois monofonctionnel est devenu un quartier structuré autour des transports, des espaces publics et d’une programmation équilibrée. Un cas d’école de transformation progressive, associant acteurs publics et privés dans la durée.

L’après-midi est consacrée à Fornebu, l’ancien aéroport international d’Oslo, reconverti en un vaste quartier mêlant activités économiques, logements, espaces paysagers et accès direct au littoral. Vidar Stokkeland, directeur du développement chez NPRO, et Tor Evert Lindland, d’OBOS, partagent les enjeux propres aux grands sites libérés : stratégies de phasage, place accordée à la nature, articulation entre innovation économique et qualité du cadre de vie.

La journée se clôt par une présentation prospective de Filipstad et Grønlikaia, les derniers grands fronts portuaires d’Oslo encore en transformation. Depuis Sørenga et accompagné par Jorleif Jørgenvåg et Amund Schweder, planificateurs chez Hav Eiendom, le groupe aborde les arbitrages et les temporalités longues des grands projets métropolitains — et les questions qui se posent encore quant à l’avenir de ce secteur.

Le soir, place à la surprise. Une expérience immersive et festive, dans un lieu emblématique et inattendu d’Oslo, conçue comme un moment fort du voyage — à la fois culturel, convivial et inspiré par l’histoire et les paysages norvégiens. Un temps de partage que vous ne serez pas près d’oublier.

Jour 4 — Samedi 10 octobre : culture, architecture et bilan collectif

La dernière journée est consacrée aux grands équipements culturels contemporains d’Oslo — conçus non comme de simples musées, mais comme de véritables leviers de transformation urbaine et sociale.

La matinée commence par la bibliothèque Deichman Bjørvika, au cœur du quartier de Bjørvika. Bien plus qu’un équipement culturel, Deichman est pensée comme un lieu de vie ouvert, accessible et inclusif : espaces de lecture, de travail, de rencontre, de création et de détente s’y côtoient. Elle incarne une vision généreuse du service public, où architecture, usages et urbanité sont étroitement liés — et où la bibliothèque redevient un équipement de quartier à part entière.

La visite se poursuit au MUNCH Museum, consacré à l’œuvre d’Edvard Munch. Implanté sur le front de mer, ce bâtiment contemporain est l’un des marqueurs forts du renouveau culturel d’Oslo et de son rayonnement international. Il s’inscrit pleinement dans le projet de reconquête du fjord et dialogue avec les autres grands équipements du quartier — illustrant la place centrale accordée à la culture dans la stratégie urbaine de la ville.

Le voyage se termine autour d’un déjeuner de clôture au restaurant Seaport, face au fjord. Ce dernier temps convivial est aussi un temps de travail collectif : partage des impressions, mise en perspective des enseignements, identification des idées transposables. La meilleure façon de ne pas rentrer les mains vides.

Transfert vers l’aéroport en début d’après-midi.

Des enseignements pensés pour être transposables

Oslo n’est pas juste beau à regarder. C’est une ville qui a résolu — ou est en train de résoudre — des problèmes que beaucoup d’autres villes affrontent : comment financer des espaces publics de qualité, comment gouverner de grands projets mixtes sur le temps long, comment décarboner une métropole tout en maintenant son attractivité, comment articuler acteurs publics et privés dans la durée.

Chaque séquence est construite pour aller au-delà du constat et comprendre les mécanismes : les règles d’urbanisme spécifiques à Oslo (allmenninger, mixité obligatoire, porosités), les montages financiers, les calendriers de transformation. Des enseignements concrets, portés par ceux qui les ont mis en œuvre, et conçus pour nourrir vos propres pratiques professionnelles.

Ce n’est pas une tournée de conférences dans des salles de réunion. C’est une immersion de terrain, construite sur des années de relations avec les acteurs clés d’Oslo — et pensée pour rester un groupe à taille humaine, propice aux échanges de fond entre pairs.

Oslo, 7–10 octobre 2026. Places limitées.

AFDU

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